exonération de plus-value immobilière

Comment optimiser l'exonération de plus-value immobilière ?

Le secteur de l’immobilier est devenu un domaine très développé ces dernières années. De nombreux investissements s’y font et les dispositions fiscales sont aussi durcies. Lors de la revente de biens immobiliers, vous devez payer une plus-value immobilière. Cependant, il existe des conditions pour bénéficier d’abattement fiscal ou d’exonération. Voici comment faire pour profiter au mieux de l’exonération des plus-values immobilières.

Faire du bien immobilier qui sera vendu votre résidence principale

Si vous souhaitez optimiser l’exonération de plus-value immobilière, vous pouvez élire domicile dans le bien immobilier à vendre. Cette pratique fera de cette maison, votre résidence principale. En effet, la loi fiscale précise que la revente d’une résidence principale est exonérée de plus-value immobilière. Vous n’aurez donc pas d’impôt à payer pour la plus-value si vous prouvez que la maison est votre résidence principale.

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Si le bien immobilier est vraiment votre résidence principale, le problème ne se posera pas. Par contre, dans les cas où les propriétaires disposent de nombreuses maisons, il faudra anticiper la vente en habitant dans la maison assez longtemps.

Il ne suffit pas d’y vivre pour quelques mois. Vous devez y habiter pour douze mois ou 24 mois. L’objectif est de se servir des factures de gaz, d’électricité, de la taxe d’habitation et de bien d’autres pièces comme preuve de votre réelle présence dans la demeure. Attention à ne pas reproduire le processus au risque d’être inculpé.

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Donner le bien immobilier à sa descendance

Si vous n’arrivez pas à vous départir de la plus-value immobilière ou à bénéficier d’exonération à ce sujet, il vous reste une option. Il s’agit de la pratique de donation-cession. Cette méthode consiste à donner votre bien immobilier à votre descendance.

En faisant ainsi, la propriété quitte votre patrimoine et devient celle de vos héritiers. N’étant pas une vente, il n’y a pas de calcul de bénéfices pour vous. Le prix de revient est juste celui de la valeur du bien au moment où il intègre le patrimoine de vos héritiers.

Une fois que le bien devient pour vos héritiers, ces derniers peuvent le vendre sans craindre une taxation. De plus, il ne devrait pas avoir de taxe si le prix de vente est proche du prix de revient.

Si cette méthode vous permet de vendre le bien en utilisant vos enfants comme des propriétaires, elle ne vous empêche pas de payer des droits de donation. Dans une certaine mesure, vous pouvez bénéficier d’abattements à ce sujet.

Bénéficier des exonérations prévues par la loi

exonération de plus-value immobilière

Il existe des dispositions fiscales qui peuvent vous faire bénéficier d’exonération. Vous n’avez qu’à remplir les conditions et le tour est joué.

Il y a exonération si vous vendez une résidence secondaire ou locative dans le but d’acheter votre résidence principale. Cela implique que vous devez habiter, pendant quatre ans, dans une résidence qui n’est pas la vôtre et qui n’est pas aussi celle que vous comptez vendre. Si ces conditions sont remplies, il faudra forcément procéder à l’achat de votre résidence principale dans un délai de 2 ans.

Vous pouvez aussi bénéficier d’exonération si la vente de vos biens immobiliers ne dépasse pas la valeur de 15 000 euros. Cet abattement est possible plusieurs fois à condition de vendre vos biens à différents acquéreurs.

Il existe aussi une exonération plafonnée à 150 000 euros de plus-value imposable pour les non-résidents qui vivent hors du territoire français. Ces derniers doivent au moins avoir fait deux ans continus dans l’hexagone.

Réduire la marge de votre bénéfice

Pour optimiser l’exonération de la plus-value immobilière, vous pouvez réduire la marge de votre bénéfice à la revente. Bien évidemment, vous ne pouvez pas réduire le prix de vente, mais il est possible de jouer sur certains facteurs.

Par exemple, si le bien que vous souhaitez vendre a été acheté par vous-même, vous pouvez majorer de 7,5 % votre prix d’acquisition en parlant de prix forfaitaire d’acquisition. Aucun justificatif ne vous sera exigé. Par contre, cela n’est pas applicable pour les biens reçus par acte de donation.

Vous pouvez aussi tenir compte des coûts des travaux de construction, de réfection et d’extension. En raison du fait que ces travaux participent à déterminer la valeur du bien immobilier, vous pouvez aussi procéder à une majoration à condition d’être propriétaire depuis au moins 5 ans. Vous pouvez choisir un forfait de 15 % ou maintenir les prix réels.